nov 22 2007
Tu sais, t’es pas obligée de me parler…
A midi, je suis allée chez le coiffeur.
Pas pour changer de coupe de cheveux, mais pour me faire couper la frange.
Ouais parce que quand t’as une frange, tu es cautionnée à te taper le coiffeur au moins 1 fois par mois. Sinon, tu vois plus rien, et puis après tu te cognes partout, tu te tapes des lampadaires en pleine gu*ule, et franchement, ca fait pas que du bien.
Bref, je suis donc allée chez le coiffeur, à côté du boulot, à Levallois-Perret. Et à Levallois-Perret, tu as l’embarras du choix : 2km², 20 salons de coiffure. Fais le calcul. Bon ok, je t’aide, ca fait 1 salon tous les 200m. Avoue que ca commence à faire beaucoup.
Me voilà donc chez Biguine (je sais plus si c’est Jean-Louis, Jean-Claude, ou Jean-Maurice), mais ca sonne bien, ca rime avec Bibine, et puis c’est qu’une frange hein, on va pas chipoter.
Je m’installe, sur un fauteuil déjà plein de cheveux (bravo, je vais être chevelue du cul), et la coiffeuse (appelons-là Corinne) dégaine le peigne :
Moi : euh….vous pouvez pas me mettre une blouse s’il-vous-plaît?
Corinne : ah, si, si, bien sûr
Moi : …
1er coup de ciseaux, j’ouvre un oeil, oh mon dieu…
Corinne : olala, faut que j’arrête la caféine moi, j’ai la tremblotte !
Moi : oui, ce serait ptêtre bien (wè c’est ca, arrête la caféine, puis tant que tu y es, tu peux arrêter la coiffure…)
Corinne : et puis on est tous crevés en ce moment hein, qu’est-ce qu’on marche ! Vous habitez ou ?
Moi : (franchement qu’est-ce ca peut te foutre? Tu veux pas essayer de couper droit plutôt) A **********.
Corinne : OLALA ! AH OUI C’EST LOIN !
Moi : (crie pas comme ca, tu es à 2 cm de mes oreilles) Oui, c’est pas tout prêt.
Corinne : Oh puis j’ai faim ! J’ai une faim !
Moi : (Si tu continues de me parler, je te fais bouffer ton peigne, et si t’es vraiment sage, les ciseaux en dessert)
Bref, ca a duré encore 5 mn cette histoire, je ne vous fais pas un dessin, c’est pas une frange que j’ai, ou alors une franche punky-tektonik, je suis bonne pour y retourner ce week-end. Mais tout ça pour poser une question existentielle : pourquoi les coiffeurs se sentent toujours obligés de te raconter leur vie et d’entendre la tienne ? HEIN ?
Et puis si vous connaissez des pros-du-coupage-de-frange, je prends aussi…















Râaah il n’y a rien de plus chiant que d’aller se faire couper la frange, mais j’ai testé un nouveau truc depuis la dernière fois : la frange assymétrique (mais droite pas effilée). Du coup tu peux retarder le moment fatidique du retour chez le coiffeur car il y a toujours un oeil où t’y vois. Bon l’inconvénient c’est qu’à Avignon les gens ont du mal à comprendre la mode et qu’il faut savoir affronter les " euh t’es au courant que ta frange elle est plus courte à gauche ?" ou mieux " ah tiens tu t’es mise à couper ta frange toute seule?" … Enfin ils s’y font :)
Pas de nom de coiffeur à Paris, mais un conseil : dis-lui de la fermer, de toute façon tu ne la reverras jamais (t’as vu, ça rime comme tes titres!).
@ littlegirl : moi aussi elle est assymétrique ! mais du milieu…
@ NBB : trop forte !
Je constate qu’il n’y a pas que sur moi que le Biguine de Levallois a fait des miracles ! décidément, il faudrait le faire fermer…
@liw : la dernière fois, ca c’etait plutôt pas mal passé. Sauf que le type m’avait limite proposé en mariage…en mode gros lourd de surcroît….
Ah les coiffeurs et leurs beaux discours… Que de souvenirs ! :)
mon cul s’en souvient encore …
un jour je suis allée chez Jean-Louis David, également pour une frange et j’étais habillée à la bobo sur mes talons de 15 centimètres. la coiffeuse ne m’a pas racontée sa vie, ni tenter de connaître la mienne. mais elle n’a pas arrêté de m’envoyer à la tronche des remarques bieeen cinglantes du genre: "avec une frange et la taille de votre front, vous allez plus ressembler à Caliméro qu’à autre chose". 1h30 d’angoisse je te promets, et finalement je ne reviendrai plus jamais dans ce salon, même si ma coupe était géniale! (en plus la coupe de cheveux de la coiffeuse, elle, était vraiment douteuse, et toc!)
il ya 2 jean claude Biguine à Levallois : 62 rue du President Wilson et 4 place Mal de Lattre de Tassigny, vous parlez duquel?
@cath : President Wilson mon capitaine
(Rassure-toi, il m’est arrivé la même chose dans le 10è il y a 15 jours…)